Imaginez un col de montagne isolé, un chien fidèle et son propriétaire égaré… Ce que ces deux complices ont vécu ensemble au col de l’Izoard vous laissera sans voix.
Un drame inimaginable au cœur des Hautes-Alpes
Jeudi 11 juillet, un homme et son chien ont vécu une expérience traumatisante près du col de l’Izoard dans les Hautes-Alpes. Michel et Régine Gobet, en vacances à Montgenèvre, se sont arrêtés sur un parking pour prendre des photos lorsque l’incident s’est produit. Soudain, deux patous, des chiens de protection de troupeaux, ont attaqué leur bichon de 9 mois, Wendy.
Une attaque brutale et bouleversante
Les blessures de Wendy étaient si graves qu’elles étaient difficilement supportables à regarder. Michel Gobet raconte avec émotion comment, en tentant de protéger sa chienne, il a été mordu au doigt par l’un des patous. Malgré leurs efforts désespérés, Wendy a subi des blessures profondes et a été transportée en urgence chez un vétérinaire à Briançon.
Les propriétaires envisagent de déposer plainte
Face à cette situation inimaginable, Michel et Régine Gobet envisagent de déposer une plainte. Michel exprime sa colère en soulignant qu’ils se trouvaient sur un espace public et non dans une pâture. Heureusement, des vétérinaires italiens présents sur place ont pu prodiguer les premiers soins à Wendy.
Le rôle des patous et la cohabitation en montagne
De son côté, l’éleveur des patous, profondément désolé pour l’incident, explique les difficultés de la cohabitation entre le tourisme et le pastoralisme en montagne. Selon lui, les patous ont un instinct protecteur exacerbé par la surfréquentation touristique. Cette surfréquentation, en plein essor depuis le Covid, perturbe le comportement des chiens de troupeaux.
Mesures de protection et solutions envisageables
Pour protéger son troupeau et être indemnisé en cas d’attaque de loup, l’éleveur doit respecter des réglementations strictes, incluant l’usage de patous et de parcs électrifiés. Des efforts continus sont faits pour minimiser les risques, comme l’achat de colliers GPS pour les chiens. Cependant, la situation reste complexe.
La législation contre-productive et l’avenir du pastoralisme
L’éleveur soulève des questions sur la législation européenne actuelle qu’il juge inadaptée. Il insiste sur l’importance du pastoralisme pour l’entretien des montagnes et s’interroge sur les solutions possibles pour une meilleure cohabitation. Sans une gestion adéquate, le risque d’incident restera élevé.
Des mesures locales pour prévenir les incidents
Suite à des incidents similaires, certaines autorités locales ont pris des mesures drastiques. Par exemple, le maire de Manteyer a interdit l’accès à certaines zones montagnardes aux chiens, même tenus en laisse, durant la période d’estive. Cette décision vise à réduire les risques de confrontations entre chiens de randonnée et patous.
Les tensions entre les différents utilisateurs de la montagne ne semblent pas prêtes de s’apaiser. Ce triste incident au col de l’Izoard met en lumière la nécessité de dialogues et de solutions concrètes pour une cohabitation harmonieuse en montagne.
