« J’étais persuadé qu’ils allaient le mettre en morceaux » : une attaque dévastatrice en forêt d’Écouves
Un incident dramatique s’est déroulé en forêt d’Écouves, déclenchant la colère et l’indignation des défenseurs des animaux. Une joggeuse, témoin et victime de l’attaque de son chien par une meute de chiens de chasse à courre, a partagé son expérience traumatisante. L’incident évoque des questions cruciales sur la sécurité dans les zones de chasse et remet en cause les pratiques de chasse à courre.
Une matinée de jogging qui tourne au cauchemar
Coralie, une habituée des sentiers boisés de la forêt d’Écouves, avait décidé ce 4 décembre de réaliser son jogging quotidien en compagnie de son fidèle compagnon, un berger australien. Elle connaissait bien cette zone, allant y courir régulièrement. En s’approchant du carrefour de la Croix Madame, elle a remarqué la présence de camions de chasse à courre et a pris la décision de s’en éloigner ostensiblement.
Une attaque imprévisible et violente
Alors que son chien, habitué à courir sans laisse, restait à proximité, Coralie a été prise de court par une meute d’une quinzaine de chiens de chasse surgissant de nulle part. L’attaque a commencé rapidement, avec un comportement agressif et chaotique des chiens qui ont ciblé le berger australien, le tirant par les pattes et le mordant. Coralie se souvient avoir tenté désespérément de protéger son chien en s’interposant, allant même jusqu’à subir des morsures pour le défendre, tandis qu’une cavalière, située à cinquante mètres, ne lui a apporté aucune aide.
La réaction des témoins et l’issue de l’incident
Un spectateur attristé, se révélant être un suiveur de la chasse, est finalement intervenu pour essuyer l’agression de la meute. Cependant, les chiens, guidés par un instinct prédateur, ont continué à tourner autour de leur cible. En dépit de l’arrivée de cet homme, la situation a semblé perdurer sans fin, conduisant Coralie dans un état de choc où elle craignait pour la vie de son compagnon.
Les suites médicales et les accusations de négligence
Après cette expérience bouleversante, Coralie a conduit son chien blessé chez le vétérinaire. Diagnostiqué avec des morsures multiples et des plaies légèrement infectées, le berger australien a reçu des soins et des antibiotiques pour prévenir toute complication. Cependant, le choque émotionnel persiste pour sa maîtresse sept jours après, accentué par un échange troublant avec le chasseur responsable de la meute, qui lui reprochait l’absence de laisse pour son chien.
Peur et hésitation à demander justice
Malgré la gravité de l’incident, Coralie hésite à se tourner vers la justice. Vivant à la campagne et craignant des représailles de la part de la communauté de chasseurs, elle redoute les conséquences d’une plainte formelle. Le président des chasseurs de l’Orne a néanmoins encouragé une démarche légale, tout en exprimant une certaine incrédulité face à cet épisode, qualifiant les chiens de chasse à courre de nature généralement douce.
